Dimanche 9 Mars 2008
Bienvenue sur le blog des Ménines !
Bienvenue sur le blog des Ménines !
Mon nom est Hébé, je suis parisienne et contente de vous voir sur mon blog ! Ici, je parle de milliers de sujets qui m'intéressent. Vous trouverez une petite étude des Ménines, le tableau de Diego Velasquez, une biographie de Marie-Adélaïde de Savoie sur laquelle je retravaille en ce moment, une rubrique cinéma, des critiques de livres... Ci-contre, vous pouvez voir le tableau que j'ai adopté comme avatar sur Internet : cette toute jeune femme est Charlotte-Louise de Rohan-Guéménée, princesse de Masseran et marquise de Crevecoeur, représentée en Hébé, par Jean-Marc Nattier (1685-1766) alors qu'elle était âgée d'une quinzaine d'années. Hébé est une déesse gréco-romaine qui fut l'épouse d'Hercule. Les portraits sous des traits mythologiques étaient très à la mode de 1700 à 1765 environ. Nattier est l'un des plus grands représentants de ce style, mais on peut aussi citer Nicolas de Largillière (1656-1746) et Pierre Gobert (1662-1744). Mes périodes historiques et artistiques préférées sont le XVIIe et le XVIIIe siècle ; j'apprécie particulièrement la peinture et l'art du portrait. Mon blog me sert entre autres à exposer mes petites découvertes dans ce domaine, et, plus largement, dans celui de la culture. Voilà, vous savez tout !
Je vous propose ce mois-ci de s'éloigner quelque peu de l'univers baroque pour s'intéresser à la musique de la Renaissance, grâce à une chanson française de Pierre Sandrin publiée en 1550 par Pierre Attaingnant (1494-1552), imprimeur du roi, spécialisé dans l'édition de la musique qui publia notamment les compositeurs au service du souverain ou ceux de la Sainte Chapelle. Puisque vivre en servitude est interprétée par Anne Quentin et l'ensemble Doulce Mémoire.
Puisque vivre en servitude
Le devoye triste & dolent,
Bien heureux ie me repute
D'estre en lieu si excellent
Mon mal est bien violent,
Mais amour l'ordonne ainsi,
Vueillez en avoir merci.
Vostre beauté sans pareille
Ne doit prendre à déplaisir,
S'a l'aimer ie m'appareille,
Car on ne peult mieux choisir :
Si i'ay par trop de desir,
I'ay beaucoup de foy aussi,
Vueillez en avoir merci.
Autre bien ne veux pretendre
Pour mes plaintes & clameurs,
Sinon que vueillez entendre
Que c'est pour vous que ie meurs :
En mes yeux n'ha plus de pleurs,
Et mon coeur est ia transsi,
Vueillez en avoir merci.
Vous seulle estes ma fortune,
Qui va mon bien mesurant,
Si vous m'estes opportune,
Peu me chaut du demourant :
Sans vous ie vi en mourant,
Et m'est le iour obscurci,
Vueillez en avoir merci.
Au coeur des bestes sauvages
Rigueur loge proprement :
Mais sur les humains ouvrages
Amour ha commandement :
Et toutesfois en tourment
Me tient le vostre endurci,
Vueillez en avoir merci.
Ce vous est peu de conqueste
D'aller ma fin poursuyvant,
Bien vous seroit plus honneste
Sauver le vostre servant :
Un qui pourroit en vivant
Vostre nom rendre esclarci,
Vueillez en avoir merci.

Par Hébé, Dimanche 9 Mars 2008 à 14:14 GMT+2 dans Divers













